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Les entrepreneurs sont satisfaits de la publicité imprimée. Vraiment?
Les dirigeants d’entreprises s’estiment généralement satisfaits du rendement de la publicité qu’ils paient pour faire connaître leurs entreprises.
C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par Carrefour Marketing inc. au mois de mai 2007 auprès des entreprises vendant des produits et des services aux particuliers de la région des Laurentides.
Toutefois, en fouillant davantage les réponses des répondants, on obtient des résultats surprenants et parfois contradictoires.
Ainsi, à la question :
« De manière générale, toutes publicités confondues, êtes-vous satisfait du rendement de votre publicité écrite? », 66,7 % des répondants ont fourni une réponse positive.
Les deux tiers des entrepreneurs interrogés sont donc satisfaits du rendement de leur publicité écrite. Le principal effet observé de cette publicité est, pour la moitié d’entre eux, l’affluence, alors que seuls 22,7 % notaient une augmentation de leurs ventes après avoir eu recours à la publicité! Au troisième rang des réponses se trouvait l’augmentation de la notoriété chez 13,6 % des répondants.
Une autre question vient jeter plus de brouillard, en apparence, sur ces résultats :
« Croyez-vous que la publicité, telle que vous l'utilisez présentement, suffit à attirer la clientèle et à augmenter vos ventes? ».
Nous avons obtenu :
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Oui
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47,1 %
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Non
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32,4 %
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Ne sais pas
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20,6 %
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Près de la moitié des répondants considèrent donc que la publicité telle qu’ils l’utilisent attire les clients et augmente leurs ventes.
Ces réponses sont très intéressantes et, en même temps, révélatrices quant à l’idée que se font les entrepreneurs de la publicité.
Il est intéressant de noter que 20,6 % des répondants n’ont aucune idée, pas même une impression, sur l’effet de leur publicité! On peut supposer qu’ils en font par crainte d’être oubliés mais sans attentes trop précises quant aux résultats de telles publicités.
Plus de la moitié des répondants, soit 52,78 %, dépensent de 1 % à 6 % de leur chiffre d’affaires annuel, et 16 % dépensent de 8 % à 12 % de leur chiffre d’affaires annuel en publicité!
Pourtant, un dirigeant d’entreprise sur cinq n’est pas en mesure d’évaluer si l’argent qu’il dépense en publicité produit un quelconque effet!
Plus que cela, si la moitié des répondants considèrent que la publicité attire les clients et augmente leurs ventes, pourquoi seuls 22,7 % d’entre eux ont-ils effectivement été en mesure de constater une augmentation de leurs ventes?
Cela s’explique en grande partie par le fait que 88,9 % d’entre eux n’ont pas de plan de communication. Cela signifie qu’ils n’ont pas planifié leur publicité sur une base annuelle, qu’ils n’ont pas nécessairement établi de stratégie publicitaire et qu’ils n’ont pas analysé les véhicules mis à leur disposition pour communiquer leur message. Ils ne peuvent donc pas savoir si leur publicité rejoint leur clientèle cible. Souvent, d’ailleurs, cette clientèle cible est peu ou mal définie… quand elle l’est. Si on n’est pas certain de savoir à qui on s’adresse, comment savoir si on l’a rejoint?
Encore plus révélatrices sont les réponses à la question suivante :
« Est-ce que c'est vous qui approchez un journal ou un magazine pour faire publier une annonce publicitaire, ou ne serait-ce pas plutôt les journaux ou magazines qui vous font penser à faire publier une annonce publicitaire? ».
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C’est moi
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22,2 %
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C’est un représentant publicitaire
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69,4 %
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À la fois moi et un représentant publicitaire
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8,3 %
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L’initiative de faire paraître de la publicité vient 7 fois sur 10 d’un représentant publicitaire.
En publicité comme en affaires, celui qui a l’initiative gagne. Qui détient l’initiative dans 69,4 % des cas révélés par ce sondage? Le représentant publicitaire.
Ces résultats laissent songeur…
En résumé, il appert que l’entreprise moyenne de vente aux consommateurs (commerce, restaurant et entreprise de services personnels) :
n’a pas de plan de communication;
dépense environ de 4 à 6 % de son chiffre d’affaires en publicités diverses;
« décide » de faire de la publicité lorsque le représentant publicitaire la sollicite;
croit que la publicité a fait augmenter l’affluence et les ventes en magasin mais n’est pas en mesure d’évaluer l’effet réel de la publicité sur ses affaires;
a un dirigeant qui est néanmoins satisfait du rendement de la publicité.
Dans un marché où la concurrence locale, nationale, internationale et virtuelle est intense, il est troublant de réaliser le peu de soin accordé aux stratégies publicitaires par les entreprises des Laurentides. Alors qu’un investissement de quelques centaines de dollars permettrait d’accroître l’impact de la publicité et des autres moyens de communication sur les ventes, on se demande pourquoi les entreprises n’en profitent pas. Malheureusement, le sondage ne permet pas d’y répondre, mais vous, vous le pouvez! Si vous avez des explications, communiquez avec nous !
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